Un entrepreneur juif et un chrétien réhumanisent la filière du cacao en Côte d’Ivoire

Gala de charité c’est le 12 Octobre 2019

Pour aider les producteurs Ivoiriens locaux du cacao, La maison Guérin-Boutron en Belgique organise le 2ème Gala Bal Chocolat le Samedi 12 octobre 2019 de 18:30 au Cercle Royal Gaulois dans la Région de Bruxelles-Capitale.

Le thème de cette deuxième édition du Gala & Bal Chocolat Guérin-Boutron est “Marie-Antoinette et le chocolat”, organisé dans l’un des lieux les plus raffinés de Bruxelles, le Cercle Royal Gaulois (www.cercle-gaulois.be).

La maison Guérin-Boutron est passée dans le giron belge il y a deux ans. Cette maison fondée en 1775 en France était une pointure dans le monde du chocolat. Tombée en faillite à l’aube de la Seconde Guerre mondiale, la marque a été rachetée par Johann Domas-Conzemius en juin 2016 et la production relancée en 2017 à Gand. A Koekelberg la production s’est installée afin de faire revivre cette ancienne maison parisienne.

Mais ne cherchez pas une boutique estampillée “Guérin-Boutron” en Belgique, cette marque de luxe se consacre uniquement à des ventes dans le style démonstration.

Raphaël de Macar et Johann Domas-Conzemius organisent des salons pour des dégustations et des ventes de charité.

Les deux entrepreneurs veulent améliorer les conditions de vie des producteurs locaux. Ils récoltent de l’argent pour permettre à une coopérative regroupant plusieurs plantations familiales de recevoir une certification bio dans un pays qui leur tient à cœur : la Côté d’Ivoire.

La certification permettrait aux entreprises qui produisent du chocolat bio d’acheter leur cacao“, souligne Johann Domas-Conzemius, de la maison Guérin-Boutron. Pour récolter de l’argent, une grande soirée de gala aura lieu le Samedi 12 octobre 2019.

Les deux organisateurs et entrepreneurs du 2ème Gala & Bal Chocolat Guérin-Boutron

Raphaël de Macar et Johann Domas-Conzemius veulent réhumaniser la filière du cacao en Côte d’Ivoire. Ils visent une meilleure rémunération des travailleurs ivoirines en “multipliant leurs sources de revenus”.

Leur vision inclut aussi de rendre le chocolat accessible au plus grand nombre et ce, main dans la main avec la population locale.Un bâtiment à Abidjan est déjà prêt à accueillir un centre de formation pour les Ivoiriens qui voudraient apprendre à produire leur chocolat.

Plus d’ un million d’enfants travaillent illégalement à la production du cacao, dans le monde.

Une importante partie du cacao est produite par le travail forcé d’enfants et par des travailleurs qui vivent sous le seuil de la pauvreté. Ceci entraîne aussi le trafic d’enfants, dans les pays où est cultivé 80% du cacao de la planète, en Afrique de l’Ouest: Côte d’Ivoire, Ghana, Nigeria. On parle ici d’esclavage d’enfants.

Pour contrer l’esclavage des enfants, le Protocole Harkin-Engel a été signé en 2001: c’est un accord international qui engage volontairement les producteurs de cacao et de chocolat à ne pas recourir au travail d’enfants.

Malheureusement, 19 ans plus tard, on estime à 1,8 million le nombre d’enfants qui travaillent toujours illégalement dans les plantations de cacao de l’Afrique.Des enfants qui font un travail forcé, où ils doivent utiliser des machettes pour dégager les plants, transporter de trop lourdes charges, et où ils sont en contact avec des pesticides nuisibles pour leur santé.

Comme l’accord du Protocole Harkin-Engel est signé sur une base volontaire, la situation stagne.La question a fait les manchettes, l’opinion publique est alertée, les pressions sont alors maintenues sur les grandes compagnies concernées. Et quelques grandes compagnies ont fait des efforts récemment, pour changer leur mode de production du chocolat, en se tournant vers des petits producteurs dont ils connaissent les pratiques équitables et respectueuses pour l’environnement.

Toutefois, le chemin est sans doute long.

Pour La maison Guérin-Boutron en Belgique, une bonne partie de la réponse à ce problème réside dans le soutien à un commerce équitable du cacao, qui redonne le pouvoir aux petits producteurs, en mettant en place des coopératives qui s’assurent d’obtenir un meilleur prix pour leur travail et de meilleures conditions.

De plus en plus de personnes recherchent ce chocolat équitable, qui n’est pas associé au travail forcé des enfants et à l’exploitation des travailleurs. Raphaël de Macar et Johann Domas-Conzemius veulent réhumaniser la filière du cacao en Côte d’Ivoire.

La maison Guérin-Boutron en Belgique, figurent parmi ces compagnies qui supportent vraiment le commerce équitable et responsable, et se procurent le cacao auprès de petits producteurs indépendants ou des coopératives.

Actuellement, c’est 6% du cacao produit mondialement qui est certifié équitable et responsable. Mais la demande pour du chocolat équitable est en augmentation ces dernières années.

Souhail Ftouh

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